Les escouades de la Vierge Marie

Forum conçu pour expliquer ce que sont concrètement les escouades de la Vierge Marie, de synthétiser les divers petits noyaux, et d'y faire son engagement personnel, ... dans la pure foi et l'obéissance en l'Eglise catholique de Rome
 
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 Billet 3 - Lundi de Pentecôte ►messe de Ste Rita

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MessageSujet: Billet 3 - Lundi de Pentecôte ►messe de Ste Rita   Mar 17 Mai 2016 - 2:35

Ce lundi de Pentecôte, au sein de notre paroisse, c'était aussi traditionnellement la messe à sainte Rita de Cascia, bien que sa fête soit le 22 mai.
Cette fête attire chaque année une grande foule de personne, qui viennent moins pour la Pentecôte (quand elle savent ce que c'est) que pour l'espérance d'obtenir une guérison pour leur proche ou pour eux même, par l'intermédiaire de la sainte des cas désespérés. C'est comme ça !

Pour cette messe, j'ai été contacté le lendemain de la fête de l’Ascension, par la personne en charge de l'animation de cette messe, pour me demander si j'accepterai de participer à la liturgie, en faisant la litanie de Ste Rita avec une autre voix qui serait sa fille ainée, à la place de la prière universelle.
J'acceptai. Alors la personne me dit que lorsqu'elle aurait en main le plan de structure détaillée de la messe, qu'il serait souhaitable que l'on puisse tous trois se retrouver dans l'église ou elle serait célébrée, afin de voir comment faire au mieux la litanie à deux voix et pouvoir ainsi la répéter.
Le dimanche, fête de la Pentecôte, nous nous mîmes d'accord pour le mardi suivant en début d'après midi pour le faire.
C'est ce qui a été fait, et nous avions la feuille du déroulement de la messe : Pour ce qui nous concernait, nous devions attendre après l'homélie que la procession des roses avec les fillettes arrive dans le chœur, et que les roses et les intentions de prières écrites et placées dans des corbeilles parvinrent au pied de l'autel. Puis ce serait à nous. Il m'a ensuite été dit que le mieux serait que je prenne place dans le chœur, avec les lecteurs et les personnes qui feraient la quête. Bien que je n'aime pas ça, que j'aurai préféré me trouver sur une chaise en haut d'une nef latérale, plutôt qu'aux regard de l'assemblée, mais bon, j’acquiesçai.

(C'est en ressortant de cette église ou nous avions d'abord répétés, puis avoir resté seul pour faire oraison et les mystères
douloureux de ce mardi, que je reçu les premières douleurs à ma main gauche. Voir le détail dans http://lesescouadesdemarie.forumactif.org/t55-correspondance-par-mail-n1, deuxième moitié du post)

Donc ce lundi de Pentecôte, nous partîmes un peu en avance pour pouvoir se garer pas trop loin. Mais lorsque nous entrâmes dans l'édifice, tout était déjà plein partout. Néanmoins mon épouse pu trouver une place tout en haut des bancs.
Et moi, je monta donc dans le chœur, comme il m'avait été demandé. C'était des box fermés, à quatre places assises dans la partie droite, et six ou huit dans la partie gauche de l'autel. Ils étaient déjà tous rempli des personnes qui avaient une mission spécifique à la célébration. Moi qui désirait prendre place dans l'un d'entre eux pour être le plus discret possible, c'était rappé !

Devant les box, il y avait sur le coté droit de l'autel, deux chaises. De l'autre était laissé libre le passage pour l'orgue. Comme la largeur du Chœur de l'église était relativement étroite, l'espace qu'il y avait entre le coté droit de l'autel et le bord de la première chaise était réduit, environ un mètre trente. M'approchant, je voulu prendre la chaise la plus dans le fond, afin d'être le moins remarqué possible, mais trop tard, un des lecteurs revenant de la sacristie la prit le premier !
Il ne me restait plus que la chaise de devant, à la vue de tous, et à une longueur de bras de l'autel une fois debout !
J'avais l'impression que tout le monde n'aurait les yeux fixés que sur moi. Affreux !
Et la messe commença.

Je gardai mon habitude de garder les yeux fermés après le chant d'entrée, pour rester le plus possible concentrer sur les prières de pénitences, sur ce que j'avais moi même à répondre, sur chaque mot du Gloria, les textes de la Parole et de l'homélie. Puis je les rouvris, pour accompagner par le regard, mais surtout par la prière, la procession des roses et des intentions de prières portées par les enfants, et voir l'instant ou ils déposeraient tout cela au pied de l'autel, qui serait pour nous deux le moment ou nous irions au pupitre pour entonner la litanie de sainte Rita.
Mais effroi ! Notre curé n'attendit pas, et dès le départ de la procession dans le fond de l'église, il commença à lire la litanie au micro !
Je dis bien "effroi". Car pour moi, à cet instant c'était exactement mon état d'âme.
Non pas parce que notre prêtre était en train de faire la litanie à notre place, et que cela me vexait par le fait que c'était à nous de la faire, que nous l'avions préparée, répété, ... que cela était injuste pour nous.

Non, loin de moi cette sorte d'idée en mon coeur, mais parce que je me dis intérieurement, qu'alors, je n'avais absolument rien à faire dans le chœur puisque je n'avais aucune tache spécifique à faire lors de l'office !
Ce n'est pas évident à vouloir faire comprendre par des mots, mais moi qui désirait plutôt vouloir rester discret en restant dans le haut de la nef, alors que cela m'avait été fortement déconseillé, me voici propulsé juste à coté de l'autel, avec toute ma masse de 100 kilo, qui me semblait alors être éclairé par toutes les lumières du chœur, et ceux des cierges, aux premières loges et donc exposé en évidence aux regards de toute l'assemblée, puisque le chœur était plus haut de trois marche que le restant de l'église ! Je me disais en  moi même : toutes ces personnes, voyant que je suis là, et que je n'ai rien à y faire, vont se dire "mais qu'est ce qu'il fout là lui ? il n'est rien ! il ne participe même pas à la liturgie ni à l'Eucharistie, quel orgueil pour aller prendre place là !"
J'étais mal, très très mal ! Et impossible de fuir ni de me cacher ! Je me sentais rougir.
Du coup, pour ne pas voir tous les regards axés uniquement que sur moi, je gardai les yeux clos. Je me senti n'être qu'une autruche s'enterrant la tête dans le sable !

C'est alors que je ressenti de faire silence en mon coeur, de chasser loin, très loin toute ces pensées, car "On" allait venir parler à mon âme.
Je le fis. Puis je perçu que la Trinité était en train d'y entrer. Et je reçu Ses Paroles, de la même manière que d'habitude, c'est à dire que ce ne sont pas des mots que j'entends, mais une compréhension instantanée de tout le message, et ce, avec au plus profond de tout mon être, un bonheur, une paix, un amour inexprimable.

"Oses ! Ne te préoccupes plus de tes ressentis qui t'ont t'étés donnés par Nous pour ton bien. C'est ici que Je te veux afin que tu oses, que tu Me rendes témoignage. C'est bien ce que tu M'as demandé dans ta prière ces dernier jours ! Alors, si tu es à cet endroit, c'est pour me rendre témoignage. Non en paroles mais en attitudes. Car l'attitude est aussi importante que la parole. Oses ! Ne sois donc pas timide et honteux de refaire maintenant ce que tu fais aux messes de la semaine. S tu es justement placé en piédestal, c'est pour témoigner du comportement révérencieux qui M'es dû, à toutes et à tous. Et peu importe qu'on te juge ou qu'on te médise. C'est ce que je désire. Oses mon bien aimé."

Alors, je consenti, non par devoir mais par amour. Je dis volontairement que j'y ai consenti, car en même temps que je reçu cela, j'avais en quelque sorte devant moi, ma liberté, tel un grand livre ouvert, et que j'aurai pu refermer de moi même à tout instant et que cela ne m'aurait point jamais été reproché.

Alors vînt le moment de la quête après le Credo. Mon obole mise dans le plat, je me mis donc en attitude de prière en fermant les yeux, pour faire comme en semaine. J'invoquai alors mon ange gardien, et je lui remis mon offrande spirituelle, pour qu'il l'ajoute lui même à la matérielle. Qu'il prenne dans ses mains angéliques toutes mes prières, celles pour notre pape et ses intentions, pour la sainte Eglise, pour la conversion des pécheurs, pour les âmes du Purgatoire, pour que se réalisent tous les désirs des Cœurs unis de Jésus et de Marie, pour toutes les prières que chaque personne de l'assemblée porte en son propre coeur, pour les miens. Et qu'ainsi chargé, qu'il les porte en procession au pied de l'autel.

Puis vint le moment de louer Dieu avec tous Ses saints et tout Ses anges, le Sanctus. "Oses" m'avait t-Il dit ... alors j'ai osé, même si je savais que je serai le seul à le faire, j'ai fait comme en semaine, j'ai élevé les mains et les paumes tournées vers le Ciel, pour entonné "Saint saint saint, le Seigneur, Dieu de l'Univers ..." en communion totale avec les chœurs angéliques, l'immense cortège de tous les saints, connus et inconnu, et les âmes du Purgatoire.  
Puis ce fut le commencement de la prière Eucharistique. Aux prières d'avant la préface, je m'inclinai donc profondément, au moment ou il nous fallait répondre "nous rendons grâce à Dieu", de la même manière que je le fais en semaine. Car pour moi, rendre grâce à Dieu, c'est autre chose que de dire "oui, merci" comme on le dirait à quelqu'un qui vient de nous filer une clope.
Rendre grâce à Notre Seigneur, c'est vraiment s'incliner profondément par amour devant celui qui nous a ouvert le Ciel, au prix de Sa Croix.
Et ce fut la prière Eucharistique. Mes mais se rejoignirent alors l'une dans l'autre et se placèrent sur mon coeur, sans même que je ne prenne conscience que je fis ce mouvement. Et mes paupières, bien que fermées jusqu'au moment ou le pain et le vin n'en seraient plus mais deviendraient le Cœur et le Sang de Notre Dieu, laissèrent néanmoins échapper de petites ruisseaux de larmes à leur extérieurs. Je laissais ainsi faire mon corps, sans les essuyer du revers de la main, comme je le fais à chaque fois, pour témoigner pleinement, pour "oser".
A l'élévation, je ne m'agenouilla pas, il n'y avait pas vraiment la place vu que le cierge (pas le cierge pascal) était devant moi. D'autant que là, il n'y avait rien devant moi pour m'y aider, pas de prie-Dieu, pas de banc ni de chaise. Car par rapport à mon handicap, il me fait nécessairement un appui pour le faire. Et pas question pour moi de me servir du rebord de l'autel, ni du cierge ! lol
Aussi, je fis une profonde inclinaison à environ 60° (bien que pété du dos). Et de même pour le Sang du Christ.
Puis ce fut le Notre Père. Sans qu'il y eut une invitation à ouvrir nos mains, je le fis avec les bras largement ouvert en "V", les paumes tournées vers le Ciel, le menton relevé comme si je regardais un avion, mais avec les yeux fermés ... comme d'habitude.
Et ainsi de suite ... un réel déplacement partout dans le chœur pour donner la Paix, avec un grand sourire non forcé à ceux à qui je la donnais et que je recevais d'eux, ... mon poing qui par deux fois frappa fortement ma poitrine alors qu'incliné à nouveau, je répondais "Prends pitié de nous" puis une fois redressé, ma main qui une troisième fois alla se placer en douceur au niveau de mon coeur alors que cette fois je fis la réponse "Donne nous Ta Paix", lors de "l'Agneau de Dieu" ... Mon autre inclinaison profonde alors que je prononçais fortement "Seigneur, je ne suis pas digne de Te recevoir, mais dis seulement une parole et je serai guéri !" ... et l'instant qui s'en suivit ou je me rassis pour à nouveau entrer en prière afin d'inviter Marie, mon ange gardien, Thérèse, Van, Paul, et ce, seulement si le Seigneur le permettait et non s'il était possible, car le Seigneur peut Tout, de venir ouvrir mon coeur et d'aller y faire renter toutes les âmes de l'Eglise souffrante, mes frères et mes sœurs au Purgatoire, pour que plongées dans ce coeur de pécheur qui est le mien, mais qui se trouvera dans un instant parcouru par non plus mon sang, mais celui de Jésus uniquement, elles puissent obtenir l'entière purification de leur âme et qu'ainsi elles puissent rejoindre au plus vite le cortège des saints, l'Eglise Triomphante.

Comme j'étais dans le chœur, j'ai été attristé de recevoir la Sainte Hostie des mains d'un laïc, je ne communia pas à la bouche.De mon seul ressenti, seulement un ministre consacré du Seigneur peut me donner la communion à la bouche.
Mais je ressenti que le Seigneur me disait de ne pas me préoccuper de ça, que ça ne ferait que de venir obstruer mon union totale avec Jésus Vivant en moi.
J'allais me rassoir et sans savoir quelle position corporelle j'ai bien pu avoir alors à ce moment là, j'entrai en communion avec Lui.

...

Puis ce fut la fin de la messe.

_________________
Je ne souhaite rester qu'un petit burin dans la main du sculpteur, qu'est Jésus-Christ, Notre Divin Seigneur
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